13 Reasons Why // Jay Asher

Après le succès retentissant de la série 13 reasons why, nous nous sommes intéressées de plus près au phénomène et aux problématiques qui l’entourent. Il est inhabituel pour nous de lire un livre après avoir vu son adaptation sur petit écran mais nous n’avons pas pu résister à l’envie de connaître l’histoire originale de John Asher.

Le  roman est plutôt bref. Seuls deux points de vue sont exposés, celui d’Hannah Baker et celui de Clay Jensen, qui reste néanmoins succinct. Les personnages qui ont joué un rôle dans la vie d’Hannah, ou plutôt dans la décision d’achever sa vie, ne sont décrits que de manière superficielle à travers un nombre limité d’actions. D’un côté, nous pouvons comprendre ce choix pris par l’auteur car il n’est pas nécessaire de connaître une personne pour que celle-ci ait le pouvoir de vous blesser et de laisser une cicatrice indélébile. Toutefois, il est très difficile de cerner leurs personnalités, de s’attacher à eux ou les haïr et donc de comprendre leurs motivations. Nous devons nous fier exclusivement aux ressentis d’Hannah suite aux interactions et relations qu’elle entretenait avec eux, relations qui ne sont pas décrites de manière approfondie. La déception concernant ces personnages dénués de profondeur vient également du fait que la série excelle sur ce point.

Ce petit livre a le mérite d’aborder des sujets qui restent encore aujourd’hui sensibles tels que le harcèlement scolaire, la dépression et le suicide. L’exécution présente cependant de nombreux défauts, faisant de ce livre une œuvre au message potentiellement dangereux. Les circonstances de sa mort ainsi que l’initiative de confectionner les cassettes laissent à penser qu’il s’agit d’un suicide inspiré et motivé par le désir de vengeance. Une chose importante à retenir est que la dépression n’arbore pas qu’un seul visage, celui d’Hannah. Ce roman, aussi décevant soit-il, nous ouvre les yeux sur de nouvelles perspectives littéraires, nous poussant à dénicher des histoires qui méritent d’être comptées; parce que si les mots ont le pouvoir de nous anéantir, ils possèdent également celui d’éduquer, de guérir et de remodeler toute une société.

« Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer. »

 

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